ÉTUDE ENVIRONNEMENTALE
Mesurer la qualité de l'air en terrasse
LES ÉTABLISSEMENTS PARTICIPANTS
Couvrir une diversité de situations
L’étude vise à couvrir différentes configurations de terrasses et différents environnements, auprès de plusieurs types d’établissements : hôtels, restaurants, cafés et bars. Les caractéristiques de chaque site sont relevées afin de tenir compte de cette diversité dans l’interprétation des résultats.
LES CONDITIONS DE COLLECTE
LE PROTOCOLE DE MESURE
Les mesures sont réalisées sur des terrasses occupées, en présence d’au moins une personne fumant, selon un protocole standardisé et à hauteur des voies respiratoires des personnes assises. Les concentrations relevées sont comparées à celles du « fond urbain », c’est-à-dire la pollution ambiante mesurée à proximité, hors de l’influence directe de la terrasse. Cette comparaison permet de repérer un éventuel surcroît de pollution. Simultanément, les concentrations de particules fines sont mesurées à l’intérieur de l’établissement pour étudier le passage éventuel de ces polluants de la terrasse vers l’intérieur.
POLLUANTS MESURÉS
Les indicateurs retenus
Les concentrations de ces polluants sont mesurées pour caractériser la qualité de l’air en terrasse, au regard des enjeux sanitaires liés à l’exposition à la fumée de tabac.
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Particules : PM1, PM2.5 et PM10
Ces mesures renseignent les concentrations de particules en suspension dans l’air, de taille inférieure ou égale à 1 micromètre (PM1), 2,5 micromètres (PM2.5) ou 10 micromètres (PM10).
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Nicotine dans l’air
La nicotine mesurée dans l’air est utilisée comme marqueur de l’exposition potentielle à la fumée de tabac.
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Monoxyde de carbone — CO
Ce gaz est produit par les phénomènes de combustion, dont celle du tabac. Les mesures permettent de suivre sa concentration dans l’air.
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Aldéhydes
Les mesures portent sur le formaldéhyde, l’acétaldéhyde et l’acroléine. Ces composés, présents notamment dans la fumée de tabac, sont suivis en raison de leurs effets nocifs sur la santé, documentés dans la littérature scientifique.
L’INTERPRÉTATION DES RÉSULTATS
Croiser mesures et observations de terrain
Pendant chaque séance, l’équipe de terrain relève les conditions susceptibles d’influencer les concentrations, notamment la fréquentation, le nombre de personnes fumant, les échanges entre intérieur et extérieur, la météo et le trafic. Le vapotage est également consigné comme élément de contexte, l’étude restant centrée sur le tabac.
Ces observations sont ensuite croisées avec les mesures pour interpréter les écarts avec le « fond urbain » et les variations selon la configuration des lieux et les conditions observées.